Le théâtre
contemporain et le masque
Par le masque qui fonctionne comme
libérateur et permet de
vaincre une certaine forme de timidité, l’élève,
relié au plaisir du jeu, retrouve des liens plus forts à la
parole ainsi que sa place dans le dire.
Menés avec un souci permanent d’écoute,
les ateliers proposent aux élèves de découvrir
leur propre potentiel de créativité et d’imaginaire.
Des costumes, des masques et des nez, (nez de clown,
et nez en tout genre), sont à la disposition des élèves
et leur permettent d’expérimenter autrement l’approche
du personnage.
Le travail que propose la compagnie Tecem porte sur le texte contemporain. Chambres,
de Philippe Minyana, la pièce que joue actuellement la compagnie
Tecem, quitte ainsi les sentiers battus du masque de la comédia,
pour entrer dans celui du genre humain.
L’apprentissage d’un texte si possible contemporain
d’une dizaine de ligne est demandé à l’élève.
Les
objectifs
1° Libérer le corps
À l’aide d’échauffements
et d’entraînements corporels.
- Prise de conscience de l’espace et des autres.
- Acquisition d’outils permettant de s’éloigner
d’une
représentation trop quotidienne.
- Expérimentations de différentes représentations
physiques de différentes postures, d’une manière
de marcher de déambuler, de danser, de se tenir assis…
2° La prise de conscience de la
voix
Par des exercices de respiration, de détente et
de placement de la voix. (La voix chantée comme la voix parlée)
et par un travail musical et vocal à travers les harmonies.
- Expérimentations de différentes voix conduisant vers
la voix du personnage.
- Ouverture vers un univers musical permettant des improvisations
autour de chansons diverses.
3° L’apprentissage du personnage
Tout en gardant l’aspect ludique du travail, il
sera proposé aux élèves un certain nombre de
costumes et celui-ci pourra se construire un personnage avec un texte
de son choix. Poésie, chanson, monologue.
- Construction
d’un personnage entrant déjà pleinement
dans une expérience théâtrale.
- Expérimenter la créativité de chacun.
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de Valérie Goupil, élève
Quatre séances de 3 heures, soit
12 heures de pure création artistique.
A partir d’un échauffement corporel alternant étirements
en douceur et des exercices plus toniques ; nous étions prêts à aborder
différentes marches, différentes gestuelles de personnages évoluant
dans l’espace.
Travail sur le poids du corps, les sensations physiques, sur l’imaginaire.
Une deuxième partie d’ateliers nous a permis d’aborder
un peu plus profondément la création de personnages, à travers
l’élaboration de costumes puisés ici et là dans
de grandes malles de vêtements. Egalement en recherchant des
masques, des faux nez, des perruques…
Nous avons continués sur des improvisations, seul en duo ou
en trio.
Ce que je retiens de ces séances de travail, sont la mise en condition
du corps et de l’esprit pour s’ouvrir à l’expérience
théâtrale. Cette dynamique qui permet de devenir créatif
d’une façon quasi-naturel. L’exploration des possibilités
qui s’ouvre pour chaque individu.
En résumé, quatre jours de travail et de plaisir particulièrement
dense et tonique.
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